Recette d’un moment égoïste

 

D’abord, attendre que le soleil ferme les yeux doucement,

Que la lune s’éveille et s’allume pour éclairer délicatement

La scène tant attendue par votre uniforme en peau de corps

Juste un brillant halo blanc pour que le noir s’évapore.

 

Agrémentez de bougies à la fraise pour mieux colorer

Votre odorat : invitant ainsi la saison printanière. Et créer

Des ombres de compagnie charmante et ondoyante

Sur vos murs vieillis et blancs d’hiver qui tant vous hantent.

 

Avant que ne jaillisse miraculeusement l’eau, faites couler le nectar

Blanc ou rouge mais j’opterai pour un classique grenache noir :

Fruité et inondant de goût, le rond verre à pied poétique

Cliché ? Surement, mais de là naissent des délices exotiques…

 

Intégrez des filets de moussant dans la chaleur de l’averse

Rendant le parfum de l’eau exaltant, provoquant déjà l’ivresse.

Faites tomber n’importe où vos parures couvrantes, habits

Inutiles pour plonger votre chair dans l’écume de la nuit.

 

Un reflet dans l’eau éveille un piano et invite Debussy

A vous rendre hommage, à vous qui êtes toute une vie.

Glissant ivre et placide, dans ce peignoir qu’est le bain :

Enveloppe de soie rassurante, qui efface les lendemains.

 


 

Trempez vos lèvres dans ce rouge sacré, et vous serez là

Au bord du miracle, sous extase, d’un égoïste moment à soi…


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