L’année dernière, je posais des conversations sur papier, elles ont pris un sens. Elles sont devenues une histoire et enfin une pièce. Ma pièce. Que dire de plus, ça doit être ça donner naissance… 

Je vous invite à mon accouchement alors, les vendredi 2 et samedi 3 juin 2017 à Pérenchies, 20 heures. Vous retrouverez sur scène Murielle, Pauline et Sarah.

Texte disponible :

http://www.thebookedition.com/fr/les-faits-mere-p-350598.html

Et l’envie de t’écrire une fois de plus

Quand arrivera la fois de trop ?

Celle qui dérange nos vies si perdues

L’une de l’autre. Une en trop

Quand on les superposés

De nos corps sans questions

Et demain ? On le savait

Pourtant, on savait, des cons

A s’aimer quand même, pour après

Mieux s’égarer au bord d’une gare

Et dans le train vers rien se retrouver

Abandonnés vers un autre hasard

Avec chacun une lettre à poster

Vers une nouvelle adresse

Encore des mots à se poser

Reste d’une passagère ivresse

Encore des choses à se dire

Tellement et ces mots qui crient

Pour être plus simple à lire

Quand soudain sonne l’envie.

Et t’écrire une fois de plus, encore.

Souvent ce sont les petites choses qui nous manquent le plus :

Une lettre, un ciel d’été,  

Un silence, un petit toit,

Un verre, une photo ratée,

Un instant de plus, une voix.

Un souvenir, un souvenir qui s’enfuit…

Qu’est-ce qu’il y a de plus petit qu’un souvenir ?

Une minuscule bulle dans un coin de nos têtes…

Un  souvenir qui s’enfuit…

Un feu de cheminée qui touche le fond du cœur

Besoin de se noyer dans quelques profondeurs

D’aller vers l’opposé, loin, d’oublier ses peurs

De se couper du temps, encore, quelques heures

Et cette danse unique dans les flammes

Son mouvement lent, sa main pâle

Sur cette épaule dénudée, attendant

Qu’il brûle enfin ses sentiments…

Un souvenir qui s’enfuit…

Ne t’ennuies-tu pas ?

Même si c’est reposant

Quand personne n’est là

Même un court moment ?

Quand tu es seul, là

Avec pour compagnie

Des pensées, un chat.

Un stylo mort, l’oublie

Sur une feuille pâle,

Par sa blancheur.

Saison automnale

Lentes sont les heures…

Alors que les autres

Passent à une vitesse

Quand on a les nôtres

Et un bout de tendresse.

Même si c’est reposant

Je m’ennuie de vous

La plupart du temps

Organisons un nous !

Quelques instants

Le temps d’un sourire

Quelques moments

Avant de partir.