Société médiatique : espèce menaçante en voie d’expansion dangereuse pour l’individu connecté

 

On nous bourre de médocs, d’images

D’infos chocs, de bruits, de sons,

De musiques merdiques, de pollutions,

De stress, d’horaires à respecter,

D’images noires, d’images grises

De fin du monde, d’images subliminales

De nouvelles pas nouvelles, de pubs,

De faux problèmes, de fausses solutions

On nous bourre de : il faut, il ne faut pas

Croyez-moi, non croyez-moi, ça changera

Ça ne changera rien, toi, toi ou toi !

On nous presse, on nous vole,

On nous viole l’esprit et le corps

On nous manipule, on nous ignore

On nous classe, p’tit soldat, mouton blanc,

Mouton noir ? On nous catégorise, valorise

Contre un p’tit quelque chose ?

On nous montre le luxe, le luxe et le luxe

Comme une réussite, comme une preuve

De vie bien menée, de vie réussie

On nous dit que les méchants ce sont eux

Pas nous, non, jamais.

On nous donne les armes mais l’interdiction de…

On nous dicte des règles, des lois,

Pour le bien de la communauté

Qui n’a plus rien en commun,

Car on aime tellement diviser…

On s’essouffle, comment ignorer ?

Et moi je suis là, j’exalte le silence et

Les mots incompréhensibles de ce bambin

Je perds mon regard dans son innocence

Et je me surprends à y croire encore…

Non je ne peux pas en parler

Je n’ai pas le droit, c’est personnel

Pis j’ai juré, craché, les doigts croisés

Je ne peux pas avant qu’elles …

Parce que c’est le plus beau jour

Chacune, chaque fois différemment

Produit toujours plus d’amour

A l’idée de bientôt devenir maman

Alors non je ne peux pas leur dire

Pourtant j’aurais tant aimé savoir…

 

Voilà, les derniers mots publiés sur la toile datent du 21 janvier 2017…

C’est loin, mais quelle date, le 21 janvier !

le 21 janvier 2018 si les calculs ou souvenirs sont bons, c’était un jour de création mais tout autre.

Le 21 janvier 2019, c’était un jour de reprise, un brusque retour à la vie réelle. Le jour des trois mois de ma plus belle création.

Mon bonhomme pour qui je ne trouve pas les mots. Quand c’est trop fort, ça ne s’écrie pas, c’est comme ça.

Mais j’ai envie d’essayer…Juste essayer.

J’ai envie de revenir un peu, de laisser une nouvelle trace, d’écrire une nouvelle page…

 

L’année dernière, je posais des conversations sur papier, elles ont pris un sens. Elles sont devenues une histoire et enfin une pièce. Ma pièce. Que dire de plus, ça doit être ça donner naissance… 

Je vous invite à mon accouchement alors, les vendredi 2 et samedi 3 juin 2017 à Pérenchies, 20 heures. Vous retrouverez sur scène Murielle, Pauline et Sarah.

Texte disponible :

http://www.thebookedition.com/fr/les-faits-mere-p-350598.html

Et l’envie de t’écrire une fois de plus

Quand arrivera la fois de trop ?

Celle qui dérange nos vies si perdues

L’une de l’autre. Une en trop

Quand on les superposés

De nos corps sans questions

Et demain ? On le savait

Pourtant, on savait, des cons

A s’aimer quand même, pour après

Mieux s’égarer au bord d’une gare

Et dans le train vers rien se retrouver

Abandonnés vers un autre hasard

Avec chacun une lettre à poster

Vers une nouvelle adresse

Encore des mots à se poser

Reste d’une passagère ivresse

Encore des choses à se dire

Tellement et ces mots qui crient

Pour être plus simple à lire

Quand soudain sonne l’envie.

Et t’écrire une fois de plus, encore.

Souvent ce sont les petites choses qui nous manquent le plus :

Une lettre, un ciel d’été,  

Un silence, un petit toit,

Un verre, une photo ratée,

Un instant de plus, une voix.

Un souvenir, un souvenir qui s’enfuit…

Qu’est-ce qu’il y a de plus petit qu’un souvenir ?

Une minuscule bulle dans un coin de nos têtes…

Un  souvenir qui s’enfuit…

Un feu de cheminée qui touche le fond du cœur

Besoin de se noyer dans quelques profondeurs

D’aller vers l’opposé, loin, d’oublier ses peurs

De se couper du temps, encore, quelques heures

Et cette danse unique dans les flammes

Son mouvement lent, sa main pâle

Sur cette épaule dénudée, attendant

Qu’il brûle enfin ses sentiments…

Un souvenir qui s’enfuit…

Ne t’ennuies-tu pas ?

Même si c’est reposant

Quand personne n’est là

Même un court moment ?

Quand tu es seul, là

Avec pour compagnie

Des pensées, un chat.

Un stylo mort, l’oublie

Sur une feuille pâle,

Par sa blancheur.

Saison automnale

Lentes sont les heures…

Alors que les autres

Passent à une vitesse

Quand on a les nôtres

Et un bout de tendresse.

Même si c’est reposant

Je m’ennuie de vous

La plupart du temps

Organisons un nous !

Quelques instants

Le temps d’un sourire

Quelques moments

Avant de partir.