Et l’envie de t’écrire une fois de plus

Quand arrivera la fois de trop ?

Celle qui dérange nos vies si perdues

L’une de l’autre. Une en trop

Quand on les superposés

De nos corps sans questions

Et demain ? On le savait

Pourtant, on savait, des cons

A s’aimer quand même, pour après

Mieux s’égarer au bord d’une gare

Et dans le train vers rien se retrouver

Abandonnés vers un autre hasard

Avec chacun une lettre à poster

Vers une nouvelle adresse

Encore des mots à se poser

Reste d’une passagère ivresse

Encore des choses à se dire

Tellement et ces mots qui crient

Pour être plus simple à lire

Quand soudain sonne l’envie.

Et t’écrire une fois de plus, encore.

Souvent ce sont les petites choses qui nous manquent le plus :

Une lettre, un ciel d’été,  

Un silence, un petit toit,

Un verre, une photo ratée,

Un instant de plus, une voix.

Un souvenir, un souvenir qui s’enfuit…

Qu’est-ce qu’il y a de plus petit qu’un souvenir ?

Une minuscule bulle dans un coin de nos têtes…

Un  souvenir qui s’enfuit…

Un feu de cheminée qui touche le fond du cœur

Besoin de se noyer dans quelques profondeurs

D’aller vers l’opposé, loin, d’oublier ses peurs

De se couper du temps, encore, quelques heures

Et cette danse unique dans les flammes

Son mouvement lent, sa main pâle

Sur cette épaule dénudée, attendant

Qu’il brûle enfin ses sentiments…

Un souvenir qui s’enfuit…

Ne t’ennuies-tu pas ?

Même si c’est reposant

Quand personne n’est là

Même un court moment ?

Quand tu es seul, là

Avec pour compagnie

Des pensées, un chat.

Un stylo mort, l’oublie

Sur une feuille pâle,

Par sa blancheur.

Saison automnale

Lentes sont les heures…

Alors que les autres

Passent à une vitesse

Quand on a les nôtres

Et un bout de tendresse.

Même si c’est reposant

Je m’ennuie de vous

La plupart du temps

Organisons un nous !

Quelques instants

Le temps d’un sourire

Quelques moments

Avant de partir.

Inviter l’amour à sa table

Peu importe sa forme, sa force

Il est partout, c’est ainsi

Que j’ai décidé ma vie

Il est partout

Parce qu’il ne peut ne pas exister

Impossible

Il suffit de regarder la mer

De la soigner,

Goutte par goutte

On est si petit, si rien

Si innocent

Elle nous soigne

De bien des maux

Doucement

En berçant nos cœurs

Inviter l’amour à sa table

Parce qu’il est quelque part

Enfoui

Sous le sable

Caché dans un profond

Pas si loin peut être

Inviter l’amour à sa table

Parce que sinon qui d’autre ?

Et avoir les pieds dans le sable…

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Le crépitement de la radio, pas l’ordi

Pas la chaine-hifi, non le poste radio

Ami fidèle dans un coin de cuisine

Qui allume la solitude du lieu parfois

Le crépitement de la radio, dans le fond

Dame de compagnie intime et fidèle

Couvrant le bruit qu’on entend plus

Couvrant le silence trop pesant parfois

Les conversations de tous ces gens

Que l’on ne connait pas, dans le fond

Leurs invitations a penser comme eux

Ils disent des choses à méditer parfois

Cette musique qu’on ne connait pas

Ou plus et les paroles qu’on oublie

Aussi, les paroles ça s’oublient aussi.

Même qu’on danse sur des airs parfois

Tout s’oublie quand la radio gronde

On laisse entrer que les crépitements

Un peu comme un feu de cheminée

Il faut avoir un brun d’imagination, parfois

Le crépitement de la radio, rien d’autre

Quand tes doigts cherchent doucement

Ce que tes oreilles veulent entendre

Dans la cuisine, tu t’évades parfois…

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Cette putain de foutue page blanche

Vierge de mots divins ou vulgaires

Qui a tant à dire et ne dit rien …

Je te demanderais juste : pourquoi ?

Pourquoi ne me laisses tu pas

T’envahir de mes folles pensées ?

Pourquoi tu ne veux pas du labyrinthe

De mes mots, se chamaillant là

Sur le bout de ma langue ?

Pourquoi tu ne veux pas qu’ils vivent ?

Qu’ils se posent sur ton dos,

Qu’ils soulagent mon esprit ?

Leur invasion est trop lourde à porter

Je dois pouvoir les envoyer valser

Sur une douce feuille de papier…

Mais cette putain de feuille blanche

Me nargue de sa pureté, pas un mots

Même pas une musique, alors qu’il y a tant…

Mais tu ne dis rien.

L’absence, le vide au fond des mots,
Les réponses qui ne viennent pas
Les questions que l’on n’ose pas
Le vide au fond des verres …
Ceux qui ne riment plus à rien
Pourquoi les écrire alors en vain ?

Se réveiller trop tôt avec le chant des oiseaux

Et de jolies phrases plein la tête, on se dit

Qu’on va les retenir au lieu de les écrire

Sur un bout de papier toujours près de l’oreiller

On se dit que c’est joli, que ça fera un beau poème

Que ça change de tout ce qu’on entend…

On se dit qu’il est trop tôt pour se lever et

On oublie les jolis mots quand les pieds se posent

Sur le plancher, quand la tête se réveille

Pour une routine ; les oiseaux ne chantent  plus

Eux aussi ont du oublier leurs belles paroles

Et puis le temps presse, adieu les jolis mots

Je vais devoir en trouver d’autres, encore…

Pour les oublier quelques part sur l’oreiller.

Est-ce que tu l’imagines bien ? La fille au visage pâle dans le train ? Est-ce que tu as bien l’image, sa solitude sur le visage et la pluie battante de l’autre côté de la fenêtre fermée ? Tu l’as voit ?

Elle parait triste mais elle est juste dans l’attente. Attendre et rien ne se passe. Apprendre la patience, passer le temps comme on peut, avec qui on veut si on veut. Des fois on choisit la solitude, ce n’est pas triste, c’est mieux pour les autres… On attend un moment de quelques secondes, comme une décharge électrique. Un moment qui passe en laissant une trace. On attend une réaction sur un visage qui ne vient pas mais qui un jour arrivera. On attend une réponse à une question pas encore posée, alors forcément. On attend mais on ne perd pas son temps, on avance, on est dans le train. On est les uns derrière les autres à attendre un moment qui arrivera certainement. On avance tous, seul à attendre… Alors on a ce visage-là, celui de la fille du train qui parait triste. Alors on ne prend plus le train… On attend sur le quai.

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« … Oui, j’ai dormi sous le soleil, oui j’ai aimé ses bras
Mais les tiens, les retrouver, même s’ils sont froids.
C’est vrai, j’ai eu la « chance » de nager librement ;
Ne pas me soucier et vivre lentement, pleinement
Mais toi, même sombre, même sous la pluie, tu es
Chez moi, tu es là où je t’attends, repère vibrant
De mes jours, nuits, les deux mélangés en « jet lag »
Je me perds, je te trouve, alors on se sert, très fort…
Et c’est déjà ça, savoir que tu es là… Juste ça… »