« Ne croyez pas que je sois en pause,
Même si parfois une pause s’impose…
Non, je travaille sur un autre projet
Un projet encore un peu secret

Pour plein de raisons, déjà pas terminé
Pas sur qu’il voir le jour comme je l’aimerais
C’est-à-dire sous toutes ses formes possibles
Là il est en montage de lettres et de styles…

Il avance à son rythme, plutôt bien
Il compte 40 pages et vogue vers la fin
Ensuite, ensuite,
La suite … »

Ses lignes

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« Comme deux amants en mal d’amour
Vivant le bonheur fugace de se mélanger
Sans promesse sur le chemin du retour
Écrasant juste l’ennui d’une vie fissurée. »

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« Comme un verre de trop peut tout saccager
Quand modérément il n’apporte que des rires
Avec abus, on en crève par les larmes, noyés
En se demandant mais qu’ai-je bien pu dire ? »

Stop ! Tu le sens ?
Le temps, tu le sens ?
Il passe devant
Derrière
Il passe toujours
Ne le vois-tu pas ?
Il coule bruyamment
Il trépigne
L’impatient
Prends-le !
Avec qu’il ne te prenne
Allonge-le sur le fil
Étends-le !
Et temps, pourquoi ?
Pourquoi, es-tu si pressé ?
Stop !
Et toi tu le sens ?
Le temps qui passe ?
Devant, derrière, toujours
Vois-le mais surtout
Ne le regarde pas passer.

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Trop de lumières s’éteignent
Et moi j’ai peur dans le noir…

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Si je souffle sur les bougies du monde
Si le jour s’enfuit à chaque seconde
Si j’éteins tous les feux de mon cœur
Certainement que, moi aussi, je meurs…

Mais trop de lumière s’éteignent
Et moi j’ai froid dans le noir….

Même si les étoiles brillent plus fort
C’est toujours mieux vivant que mort.

Trop de lumières s’éteignent
Et moi j’ai peur dans le noir…

Perdre le contrôle
De tout
Jusqu’à la fin
Encore, vivre damné
Pas de tunes, pas de temps
La vie s’effrite
Ne rien voir venir
L’urgence, l’urgence
Essayer, inventer
Et les autres ?
Ton enfer
Sartre a prévenu
Vivre en pantin libre
Mais accroché
Putain de ficelle
Mais où couper ?
Savoir tout claquer
Ne pas attendre
L’autre n’attend pas
Chacun pour soi
Pas de déception
Pas de claque en soi
Pas de larme à cheval
Sur le coin d’un œil
Plus de colère
Enfin le calme
Plus un bruit, plus rien
Plus rien.
Plus de son, de sonnerie
Plus de con, de connerie.
Quelques mots sur le clavier
Et l’attente sur « entrée »
Les mains sur le volant
Mais ne trouvent pas la clé
Putain de ficelle
Mais où couper ?
Manque d’air
Agonie
Crève-cœur
Perte de contrôle
Contrôle du rien
Destin.
Les scénarios se dessinent
Une main glisse jusqu’à toi
Mine de rien
Mine de crayon
Aiguise
Déguise
Être autre !
Et entre autre
Console-les
Console-moi

Et après ?

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2015, page historique, je te tourne, le cœur lourd
Lourd de chagrin, mais tu n’étais pas une belle année
Alors je passe à autre chose et vers elle je me tourne
Vers la nouvelle qu’on se souhaite tous en janvier

2015, tu as souligné l’importance du plaisir, du vivre
Mais aussi la bêtise humaine sous toutes ses coutures
Si je fais le point, tu ne me permets pas d’en rire
Et les fils sont fragiles entre le clair et l’obscur.

2015,  je t’enterre. Tu t’es tatoué, tailladé dans ma chair
Je ne risque pas de t’oublier, mais je tourne la page
Parce qu’il faut rire de tout me répète un être cher
Parce que je dessine déjà d’autres belles images

2015, c’est fini. 2016 c’est parti, alors qu’on se le dise
Vivons au présent, vivons tous main dans la main
Vivons bruyamment, vivons avec gourmandise
Vivons en terrasse, vivons en oubliant demain !

Heureuse nouvelle année à vous !

2016 : Amour, amour, amour !!!

Je réitère aussi ceux de 2015. Ils étaient si beaux…

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J’ai eu la chance cette année d’aller au bout d’un défi, d’un objectif,

« d’une résolution 2015 dernier délai ! »

J’ai eu de la chance, parce que je n’étais pas seule, des motivations extérieures ont fait

une bonne partie du travail, consciemment et souvent inconsciemment.

Je vous offre, pour Noël, la couverture que je n’ai pas choisie pour le recueil

mais qui est mon choix de cœur.

Merci au  « poto-graphe », merci encore à vous !

 

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Disponible ici


Magnifiques lignes de Pier Paolo Pasolini : Adultes? Jamais.

« Adulte ? Jamais. Jamais : comme l’existence
Qui ne mûrit pas, reste toujours verte,
De jour splendide en jour splendide.
Je ne peux que rester fidèle
À la merveilleuse monotonie du mystère.
Voilà pourquoi, dans le bonheur,
Je ne me suis jamais abandonné. Voilà
Pourquoi, dans l’angoisse de mes fautes
Je n’ai jamais atteint un remords véritable.
Égal, toujours égal à l’inexprimé
À l’origine de ce que je suis. »

                                                                  Pier Paolo Pasolini – 1960

 

J’en ai rêvé, j’en ai parlé, j’ai pas osé, j’n’ai pas trouvé, j’ai baissé les bras, je me suis dit que ça ne servait à rien, j’ai arrêté, j’ai repris, j’ai aimé, j’ai écouté, je me suis demandé pourquoi, et aussi pourquoi pas, j’ai continué, j’ai été bousculée…

Beaucoup de « je » grâce à vous.

Voilà, il est là, il s’est matérialisé pour mon plus grand bonheur : aboutissement…

MERCI !

Disponible ici, clic clic :

(Appel à la réflexion pour glisser le bon bulletin dimanche…)


Dans mon pays, j’étais rêveur et père
Dans mon pays, j’étais médecin
Dans mon pays, j’étais mère de trois enfants
Dans mon pays, j’étais un simple employé
Dans mon pays, j’étais agriculteur
Dans mon pays, j’étais écolier et frère
Dans mon pays, j’étais patron et riche
Dans mon pays, j’étais informaticien
Dans mon pays, j’étais étudiante en droit
Dans mon pays, j’étais une femme digne
Dans mon pays, j’étais journaliste
Dans mon pays, j’étais écrivain
Dans mon pays, j’étais respecté et connu
Dans mon pays, j’étais et en étais fier
Dans mon pays, j’ai été sous les bombes
Dans mon pays, j’ai été veuf, orphelin,
Dans mon pays, j’ai été assoiffé
Dans mon pays, j’ai été violé puis tué
Dans mon pays, j’ai été un numéro
Dans mon pays, dans celui que je fuis :
Vers un autre, où les balles ne sifflent pas
Vers un autre où trônent les joies de la liberté
Vers un autre où la guerre n’est qu’à la télé
Vers un autre où je ne suis plus rien …
Vers un autre où je suis un migrant, un chien,
Un étranger, un voleur d’ASSEDIC, un profiteur
Un dérangement, un être non humain.

Dans mon pays, j’étais.
Et dans le vôtre, vous êtes ?

Difficile de passer à autre chose
Difficile de ranger certains maux
Difficile de reporter à demain
Difficile de regarder le monde en face
Difficile d’être pour les bombes
Difficile de laisser faire la haine
Difficile de ne pas crier vengeance
Difficile de comprendre pourquoi
Difficile d’être pour, d’être contre
Pour quoi ? Contre qui ?
Et toi ? Et vous ? Et eux ?
Difficile d’être dans la moyenne d’âge
Difficile de ne pas se dire « Et si ? » …

Juste continuer à vivre « comme avant »
N’oubliant pas mais un peu quand même
Parce que sans ça, rien ne sera vraiment
Comme avant les jours de pluie de haine

Juste continuer à vivre mais en mieux
Avec un goût sucré salé plus présent
Un goût plus intense en tous lieux
Au cas où le futur ne rattrape le temps.

Juste continuer à lever son verre,
A lever son majeur dignement,
A chanter faux dans les concerts
Mais surtout à fêter la vie librement.

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