« Une foule de gens se figure que le but de la poésie est un enseignement quelconque, qu’elle doit tantôt fortifier la conscience, tantôt perfectionner les mœurs, tantôt enfin démontrer quoi que ce soit d’utile…

La poésie, pour peu qu’on veuille descendre en soi-même, interroger son âme, rappeler ses souvenirs d’enthousiasme, n’a pas d’autre but qu’elle-même ; elle ne peut pas en avoir d’autres, et aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d’écrire un poème.

La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de défaillance, s’assimiler à la science ou à la morale ; elle n’a pas de Vérité pour objet, elle n’a qu’Elle-même. »

(Notice Edgar Poe)

Je me suis retrouvée là devant eux
Je ne connaissais pas grand monde
Je me suis sentie petite. Moi et eux
Je tremblais bien trop à la seconde

J’ai monté les marches, seule
Avec mes boules au ventre, oui mes :
La tristesse, le trac, eux, moi seule
Toi là, si petit aussi, j’ai pleuré

A te savoir seul, là à quelques pas
Un papier froissé à la main, j’ai tenté
De parler, de te parler encore une fois
Mais c’était différent, le silence hantait

On ne me connaissait pas ou peu
Alors je ne savais pas si je pouvais
Tu sais si je pouvais leur dire à eux
Les mots que je t’avais tartiné

J’ai fermé les yeux, très fort, trop
Pour qu’elles arrêtent de tomber
Les larmes sur mon encre de stylo
Et j’ai eu envie de rire et de chanter

Envie, parce que quoi d’autres ?
Tu aurais aimé ! Mais j’ai parlé,
Tout bas, rien qu’à toi, pas aux autres
Ma haine, mon amour : envolés

Tout a coulé le long de mes mots
Avalanche retenue depuis longtemps
Trop, toujours trop, on attend trop
Avant d’abattre sa pluie de sentiment.

Cette lettre je la garde précieusement,
J’essaierai de te l’envoyer avant
Avant, pas trop tard, j’essaierai
Si le réveil sonne à temps… Avant.

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La compagnie des Saltimbanques vous invite les :

Vendredi 18 et samedi 19 mars 2016 – 20 heures à Pérenchies (59)

Pour une soirée sur mesure avec :  « Tailleur pour Dames »

Le premier succès de Georges Feydeau.

 

Une pièce d’un comique décapant :

Un médecin, marié depuis tout juste six mois, s’est rendu au bal de l’Opéra et a passé la nuit dehors. Son épouse Yvonne n’en sait rien, ou plutôt le découvre au matin. Il n’a pas de mobile mais, bientôt, Bassinet vient lui demander un service et devient un alibi malgré lui. Sur ces entrefaites, la belle-mère débarque. Et voilà que sa fille lui confesse l’escapade de son mari. Il en découle une succession de rencontres entre les époux trompés, les amants, et la belle-mère. Et puis tout d’un coup, tout se mélange, le médecin est pris pour le couturier, puis pour le mari trompé, le patient pour le docteur… Dans l’art du quiproquo, l’auteur s’en donne à cœur joie. Poursuites, courses et interpellations donnent corps à des intrigues parallèles.

Tailleur pour Dames

Réservation possible à l’adresse : contact.saltimbanques@gmail.com

« Comme deux amants en mal d’amour
Vivant le bonheur fugace de se mélanger
Sans promesse sur le chemin du retour
Écrasant juste l’ennui d’une vie fissurée. »

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« Comme un verre de trop peut tout saccager
Quand modérément il n’apporte que des rires
Avec abus, on en crève par les larmes, noyés
En se demandant mais qu’ai-je bien pu dire ? »

Fais moi danser sur la lune,
Mais ne la décroche pas papa
Tu sais que c’est bidon tout ça

J’veux juste y poser les pieds
Afin de ne plus y avoir ma tête
C’est fatiguant les peut-être

Dis moi que tout est possible
Que c’est pas grave les conneries
C’est comme ça qu’on grandit

Fais moi danser sur la lune,
C’est tellement bon de tourner
Mélanger la tête, les pieds

Avoir le tournis de l’oubli,
Vide et libre en apesanteur
Écraser toutes nos peurs

Dis moi que tout est à vivre
Que les choix et le temps
Ne sont pas de bons amants

Fais moi danser sur la lune
Mais ne la décroche pas papa
Les promesses c’est pas pour moi

J’veux juste tourner, tourner
La tête à l’envers, à l’endroit
Et me souvenir juste de ça, papa.

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La rencontre du mauvais moment
Qui n’aura jamais lieu pourtant
Chaque chose avait son temps
En son temps où il courait au vent

La course de l’impossible et puis.
Un vaudeville qui fait sortir l’un
Quand l’autre ouvre enfin sa vie
Croisement interdit de deux mains

Demain, qu’importe le jour, l’heure
Il ne sera pas temps de se rencontrer
Quête d’une éternelle bonne heure
Qui n’arrivera jamais au temps d’aimer.

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Une ballade au cœur du tout, au cœur de l’homme, de la vie, des habitudes, de la nature, des envies. Ce film est à voir, à découvrir, à revoir, à manger, à rire ; à consommer sans modération ! Ce film est à regarder avec douceur, légèreté, envie, passion, délicatesse, … ce film est à entendre.

 

Le rêve ne prend pas toujours le chemin qu’on lui trace mais se réalise un jour.

L’enfant errant qui passa devant moi
Avait des cheveux blancs par-ci, par-là.
Il avait l’air soucieux d’un vide à combler
Peut être est-il un enfant oublié ?

Je ne sais pas vraiment son âge et même si
Je savais il ne fait pas tout ce temps de vie.
C’est un visage d’enfant aux cheveux blancs
Par-ci, par-là, un visage qui encore attend.

Du genre qui ne se laisse pas apprivoisé
Mais qu’on a envie, sans cesse, de regarder
Certainement pour être là, à l’instant
Ou il arrêta d’attendre après son moment

Je n’ai pas d’autres mots, il attend quoi ?
Réellement je ne sais pas ou si je crois.
Mais je ne peux parler à la place de l’enfant
La vérité sort de sa bouche, et pourtant.

J’avais envie de lui tendre ma main et puis
Je crois que je l’ai fait mais je suis qui ?
Ils ont raison ne pas faire confiance :
Aux grands on ne fait pas de confidences.

Même à moi qui me sens plus petite que lui ;
Il sait pas quand il passe son bout de vie
Trop près de moi, que moi aussi j’attends
Et naissent mes premiers cheveux blancs

Par-ci, par-là.

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    Je vais me coudre des poches à air
    Pour me stocker tous mes courants
    Ce vent des champs qui connait l’air
    Ce chant du vent que nul n’entend

    Une récolte de musique silencieuse
    Une course entre le ciel et la terre
    Entre rock envoûtant et berceuse
    Le genre qui ne manque pas d’air

Stop ! Tu le sens ?
Le temps, tu le sens ?
Il passe devant
Derrière
Il passe toujours
Ne le vois-tu pas ?
Il coule bruyamment
Il trépigne
L’impatient
Prends-le !
Avec qu’il ne te prenne
Allonge-le sur le fil
Étends-le !
Et temps, pourquoi ?
Pourquoi, es-tu si pressé ?
Stop !
Et toi tu le sens ?
Le temps qui passe ?
Devant, derrière, toujours
Vois-le mais surtout
Ne le regarde pas passer.

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