« Une foule de gens se figure que le but de la poésie est un enseignement quelconque, qu’elle doit tantôt fortifier la conscience, tantôt perfectionner les mœurs, tantôt enfin démontrer quoi que ce soit d’utile…

La poésie, pour peu qu’on veuille descendre en soi-même, interroger son âme, rappeler ses souvenirs d’enthousiasme, n’a pas d’autre but qu’elle-même ; elle ne peut pas en avoir d’autres, et aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d’écrire un poème.

La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de défaillance, s’assimiler à la science ou à la morale ; elle n’a pas de Vérité pour objet, elle n’a qu’Elle-même. »

(Notice Edgar Poe)

Découverte ce jour…. Très beau texte….

Il y a trois rêves que je visite                                                      
Ta peau, tes mots et puis le risque
Qu’un jour nos corps en manque d’alcool viennent
Se déposer sur le sol

    Comme ils sont beaux les rêves d’hier
Oubliés là dans la poussière
Sous un prétexte du temps qui passe
On laisse le vent prendre leur place
    C’est pas la faute des océans
Si les hommes plongent leur rêve dedans
A force de croire à l’invisible
Souvent les miens se trompent de cible
    J’ai peur des ciels sans horizons
Que mes bras deviennent ta prison
J’ai peur que sur le cri des autres
On écorne un peu trop le notre
    L’acide peut prendre l’espace du miel
Et le monde change en rêve cruel
N’oublie jamais les premières ailes
Souviens-toi du goût de sa peau
    C’est pas la faute des océans
Si les hommes plongent leur rêve dedans
A force de croire à l’invisible
Souvent les miens se trompent de cible
    J’ai peur des ciels sans horizons
Que mes bras deviennent ta prison
J’ai peur que sur le cri des autres
On écorne un peu trop le notre

 

Alors être ou tout blanc ou tout noir comme le vilain p’tit canard?

Mais parfois le cri des canards m’agace un peu, 

Dans ces moments où le silence est ce qui me va le mieux.

Parfois ta présence dans mes bras sonne creux,

Dans ces moments où je ne veux pas devenir comme eux.

Alors être ou tout blanc ou tout noir,

Blanc comme un message de l’espoir ?

Mais parfois le message se perd et l’espoir s’égare,

Dans ce monde de labyrinthe qui ne rejoins aucune gare,

Parfois on trouve le message et oups, le vent l’emporte plus loin sur le trottoir,

Dans ce monde où les cris écrasent le son des guitares.

Moi je ne veux ni du blanc, ni du noir,

Je veux être le mouton qui s’égare,

Vivre loin du troupeau, tête baissée,

Sur l’avenir, tête baissée sur la vie.

Moi je veux vivre la tête en l’air et baiser

Le soleil de mes yeux et oublier votre ennui.

Moi je ne veux ni du blanc, ni du noir,

Je veux être le mouton qui s’égare,

Vivre prêt du troupeau au coeur blessé

Par les idéaux, coeur blessé par l’amour.

Moi je veux vivre le coeur léger et baiser

Les pieds de ma liberté pour toujours.

Alors être ou tout blanc ou tout noir

Etre la brebis qui se tient à l’écart,

Etre l’échelle et le chat noir,

Etre la dernière porte du couloir,

Et si la lumière au fond du tunnel était noire?

Alors être ou tout blanc ou tout noir,

Etre le pauvre pilier de comptoir,

Etre le gérant de milliers de dollars,

Etre celle qui s’raconte des histoires,

Etre celle qui sort de ce brouillard ?

Moi je ne veux ni du blanc, ni du noir,

Je veux être le mouton qui s’égare

Vivre loin de la ronde du troupeau

Vivre dans un monde que je rendrai beau

Moi je veux vivre sans berger et déposer

Sur tes lèvres, un dernier baiser.

Ce matin, je ne savais pas quel horoscope choisir,

Pas besoin d’argent, ni de fanfreluches, pas envie de rire,

Pas de patron à subir, pas de moral, rencontrer l’âme soeur ?

Cancer ? Poisson ? Taureau ? Lion ? Mais quel leurre !

J’ai laissé tomber l’horoscope au chiotte,

Au moins je ne passerai pas pour une idiote.

Même si aujourd’hui encore, je vais poireauter,

Et les lignes blanches du ciel, je vais compter.

A regarder tous ces avions, je vais avoir le tournis,

L’envie de vomir sur ma vie, et il n’est que midi !

J’ai choppé un bouquin, un vieil Harlequin,

L’héroïne est sublime et son amant taquin.

Leur amour est romanesque, est-ce encore possible ?

Ah ouai, c’est vrai, c’est une femme qui l’a écrit….

Sur le fauteuil, je l’oublie,… quelle longue journée pénible,

A attendre qu’un truc se passe dans ma vie.

Ce soir encore, je vais sortir, profiter soit disant,

Tenter de séduire dans tout ce bruit, vivre la nuit pleinement,

Mais cette fois, l’héroïne sera moins sublime,

Une fois entré dans mon sang, quel abîme…

De son bord, je bois encore quelques vodkas,

Si je dois sauter, j’veux plus savoir pourquoi.

De son bord, je vois encore tes yeux posés sur moi,

Je ne sauterai pas, je ne te rejoindrai pas là bas!

Sautera, sautera pas, c’n’est qu’une question de toi.

Et désaoulée, en plein émoi, je rentre enfin chez moi,

Le jour se lève et je survis à cette nuit sans toi.

Peut être qu’aujourd’hui, dans les nuages,

Allongée à patienter, j’y verrai ton visage ?

Peut être qu’aujourd’hui, dans les nuages,

Allongée à patienter, j’y verrai un message ?

Et les lignes blanches, pas celle du ciel, et la vodka,

Et toutes ces voix, ce soir, m’aideront à l’oublier….

Sautera, sautera pas, c’n’est qu’une question de toi.

Il faut oublier ce qui fait mal,

Mais avant ça, retenir la morale.

Avancer sans trop se retourner,

Le temps passé, n’est que du temps de gagné.

 

Décrocher ses boulets, un à un,

Et se reprendre par la main,

Se dénuder de ses regrets et accueillir

Les surprises, la nouveauté, les rires!

 

Tout ce gratuit que tout le monde oublie,

Ce n’est pas pour les visages, le gris!

Non! Révolutionnez tout avec des couleurs!!!

Et jetez vos montres, plus besoin d’heure….

 

On se fiche d’avoir tort ou raison,

Mais faut avancer libre et léger…

On se fiche d’être né fille ou garçon,

Mais faut avancer, respirer, espérer…

 

Il faut prendre le premier train,

Ou de sa voiture, vider son plein.

Mais partir, fuir vers notre avenir,

Loin de ceux qui nous pousse à haïr

 

Arrêtons d’être naïf, c’est joli mais futile!

On a pas le temps, la vie c’n’est pas une île.

Magique ou paradisiaque…, non, … c’est un combat!

Alors savourons chaque moment, et CHANGEONS LA !

  Ravage :

Ravage présente le naufrage d’une société mécanisée, dans laquelle, un jour, l’électricité vient à disparaitre. Les habitants, anéantis par la soudaineté de la catastrophe, sombrent dans le chaos, privés d’eau courante, de lumière et de moyens de déplacement….Portrait de la fin de l’humanité technologique.

Un étudiant en chimie agricole, François Deschamps, décide avec quelques autres personnes, de quitter Paris, mégapole de vingt-cinq millions d’habitants, en proie à l’anarchie et aux flammes pour retrouver son village d’enfance en Provence. Il espère pouvoir y reprendre une vie normale mais paysanne… Mais le chemin est long et difficile, pour ceux qui n’ont jamais connu autre chose que le confort qu’offrent la technologie et la science. (Merci Wikipédia!!!)

Je pense que c’est Le livre le plus futuriste et le plus réaliste… Même si c’est triste, dommage et tout le blabla de compassion, nous sommes bien partis pour cet éternel recommencement….

A vous de le lire et de faire en sorte que non…

A trop idéaliser le confort de tes bras

A trop entendre les cris sous les draps

J’ai bien peur de tomber de haut

De trop haut, pour ne pas réellement sauter !

 

A trop imaginer notre premier baiser

Sous la pluie, sur un pont, enfin je pensais…

J’ai bien peur, dans ta bave de me noyer

De remplir un seau et de m’y jeter !

 

Mais pour le moment, j’attends le grand frisson

Pour le moment, je cherche comment le faire naitre !?

 

A composer à chaque fois ton parfum

A envisager ton souffle se posant sur mes seins

J’ai bien peur de perdre mon odorat

Et l’asphyxie sera mon premier tracas !

 

Mais pour le moment, j’attends le grand frisson

Pour le moment, je cherche comment le faire naitre !?

 

A me projeter dans un chez moi, chez toi

A repeindre les murs, à en faire n’importe quoi

J’ai bien peur de me réveiller à 50 ans

Et d’avoir perdu le temps où j’avais encore le temps !!!!

 

Le temps où je n’imaginais rien avec toi

Le temps où tu n’étais rien dans mes yeux

Le temps où je n’songeais pas à ton pieu

C’putain de temps qui nous rend vieux !

 

Mais pour le moment, j’attends le grand frisson

Pour le moment, je cherche comment le faire naitre !?

 

Mais je ne peux pas à ce point me planter ?

Dans mes idéaux, y’a forcement une part de vérité !!

Un 7 ème ciel, langoureux, qui peut me sauver !?

A moins que je ne me sois trompée, peut être es tu …  !?!!

 

 

L’étranger  : 

Le roman met en scène un personnage-narrateur, Meursault, vivant en Algérie française. Le protagoniste reçoit un télégramme lui annonçant que sa mère vient de mourir. Il se rend à l’asile de vieillards de Marengo près d’Alger et assiste à la veillée funèbre, puis à la mise en bière et aux funérailles sans prendre l’attitude de circonstance que l’on attend d’un fils endeuillé. Le héros ne pleure pas, ne veut pas simuler un chagrin qu’il ne ressent pas.

Après l’enterrement, Meursault décide d’aller nager, et rencontre Marie, une dactylo qu’il connaissait. Ils vont voir un film de Fernandel et passent la nuit ensemble. Le lendemain, il rencontre Raymond Sintès (un voisin de palier) qui lui demande d’écrire une lettre pour humilier sa maîtresse mauresque. Ce dernier est souteneur et s’est montré brutal avec celle-ci ; il craint des représailles du frère de celle-ci. La semaine suivante, Raymond frappe et injurie cette femme, et est convoqué au commissariat. En en sortant, il invite Meursault et Marie dans un cabanon au bord de la mer, appartenant à son ami Masson. Marie demande à Meursault s’il veut se marier avec elle, il répond que ça n’a pas d’importance, mais qu’il le veut bien. …. ( Merci Wikipédia! )

On ne va pas tout mettre non plus, laissons un peu de suspens….

Je ne sais pas dire pourquoi mais je n’ai fait qu’une bouchée de ce livre!  Un classique à lire sans avoir peur de s’endormir!…  La sincérité du héros est touchante même si parfois ses actes ne s’expliquent pas…

Bonne lecture!

Donnez-moi une feuille et un stylo,

Et je récris le Monde, je repars à zéro!

Bien sûr que le laid sera laid, pour que le beau soit beau…

Bien sûr que le mal existera, mais que le bien régnera…

Mais si on mêle l’ivresse à la sagesse, on obtiendra?

Un léger goût de liberté, en tout cas, on y croira…

Si on n’se retient pas d’aimer, si on se laisse juste porter

Si on se disait que demain, c’était hier en plus léger,

Si aimer n’alourdit pas nos cœurs mais les fait avancer ?

Si chaque seconde d’une journée nous rappelle ce qu’est la vie ?

Peut-on Docteur se retenir d’aimer? L’envie,

D’ouvrir son cœur pour croire en un monde meilleur

Au prix de sa liberté, ne serait-ce qu’une journée, Docteur ?????

Je ne vous dirai pas que tout ça vient de mon enfance (seuls les psys disent ça), elle n’était pas si terrible que ça ! Enfin, je pense, je ne sais pas, pour être franche, c’était une enfance, suivi d’une adolescence, et voilà ! Je ne sais pas non plus quand l’âge adulte est venu frapper à ma porte… Est-ce que j’ai ouvert cette porte d’ailleurs ? Je ne sais pas non plus… Enfin si quelqu’un au plus profond de moi le sait, mais en ce moment très précis, il est congédié… Et oui, parfois faut sévir un peu ! Donc, mon enfance…

Elle est faite de quelques peurs comme se retrouver tout d’un coup dans un noir total en imaginant un clown caché dans le coin de la pièce… Un clown qui ricane en jouant un air faux d’accordéon, et la pièce devient toute petite, et le bruit de ses pas qui s’approchent avec d’immenses chaussures  qui m’écrasent le pied et là : « AAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhh ! »,

un cri incroyable qui ne sort pas de ma bouche ! Mes yeux, eux sont bien sortis de leurs orbites ! Le monde tourne déjà à l’envers dans ce passage douloureux, qui il faut bien admettre reste un cauchemar d’enfant.  


Elle est faite de partage avec mes nounours aussi, parce que ma phobie du noir m’emmenait dans un imaginaire sans fin, et savez vous que dans le noir, les peluches se réveillent ??? Non, je suis sûre que non, vous ne savez pas, et vous ne me croyez pas non plus d’ailleurs ! Et bien sachez que mes peluches avaient une vraie vie, et jamais, jamais il ne fallait être méchante avec elles, sinon la nuit elles bougeaient et ce sont elles qui amenaient les cauchemars….

Bref, je vous emporte déjà bien trop loin, je disais donc que mon enfance n’était pas si terrible que ça…  Il y avait des bonnes choses aussi, ma grand-mère, personne encore à ce jour n’a pu la remplacer… Les vols de bonbons… La première fois où j’ai pu monter à l’avant de la voiture!…  Je vous emmène quelques années en arrière ?…