« Une foule de gens se figure que le but de la poésie est un enseignement quelconque, qu’elle doit tantôt fortifier la conscience, tantôt perfectionner les mœurs, tantôt enfin démontrer quoi que ce soit d’utile…

La poésie, pour peu qu’on veuille descendre en soi-même, interroger son âme, rappeler ses souvenirs d’enthousiasme, n’a pas d’autre but qu’elle-même ; elle ne peut pas en avoir d’autres, et aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d’écrire un poème.

La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de défaillance, s’assimiler à la science ou à la morale ; elle n’a pas de Vérité pour objet, elle n’a qu’Elle-même. »

(Notice Edgar Poe)

Donnez-moi une feuille et un stylo,

Et je récris le Monde, je repars à zéro!

Bien sûr que le laid sera laid, pour que le beau soit beau…

Bien sûr que le mal existera, mais que le bien régnera…

Mais si on mêle l’ivresse à la sagesse, on obtiendra?

Un léger goût de liberté, en tout cas, on y croira…

Si on n’se retient pas d’aimer, si on se laisse juste porter

Si on se disait que demain, c’était hier en plus léger,

Si aimer n’alourdit pas nos cœurs mais les fait avancer ?

Si chaque seconde d’une journée nous rappelle ce qu’est la vie ?

Peut-on Docteur se retenir d’aimer? L’envie,

D’ouvrir son cœur pour croire en un monde meilleur

Au prix de sa liberté, ne serait-ce qu’une journée, Docteur ?????

Je ne vous dirai pas que tout ça vient de mon enfance (seuls les psys disent ça), elle n’était pas si terrible que ça ! Enfin, je pense, je ne sais pas, pour être franche, c’était une enfance, suivi d’une adolescence, et voilà ! Je ne sais pas non plus quand l’âge adulte est venu frapper à ma porte… Est-ce que j’ai ouvert cette porte d’ailleurs ? Je ne sais pas non plus… Enfin si quelqu’un au plus profond de moi le sait, mais en ce moment très précis, il est congédié… Et oui, parfois faut sévir un peu ! Donc, mon enfance…

Elle est faite de quelques peurs comme se retrouver tout d’un coup dans un noir total en imaginant un clown caché dans le coin de la pièce… Un clown qui ricane en jouant un air faux d’accordéon, et la pièce devient toute petite, et le bruit de ses pas qui s’approchent avec d’immenses chaussures  qui m’écrasent le pied et là : « AAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhh ! »,

un cri incroyable qui ne sort pas de ma bouche ! Mes yeux, eux sont bien sortis de leurs orbites ! Le monde tourne déjà à l’envers dans ce passage douloureux, qui il faut bien admettre reste un cauchemar d’enfant.  


Elle est faite de partage avec mes nounours aussi, parce que ma phobie du noir m’emmenait dans un imaginaire sans fin, et savez vous que dans le noir, les peluches se réveillent ??? Non, je suis sûre que non, vous ne savez pas, et vous ne me croyez pas non plus d’ailleurs ! Et bien sachez que mes peluches avaient une vraie vie, et jamais, jamais il ne fallait être méchante avec elles, sinon la nuit elles bougeaient et ce sont elles qui amenaient les cauchemars….

Bref, je vous emporte déjà bien trop loin, je disais donc que mon enfance n’était pas si terrible que ça…  Il y avait des bonnes choses aussi, ma grand-mère, personne encore à ce jour n’a pu la remplacer… Les vols de bonbons… La première fois où j’ai pu monter à l’avant de la voiture!…  Je vous emmène quelques années en arrière ?…