Cette putain de foutue page blanche

Vierge de mots divins ou vulgaires

Qui a tant à dire et ne dit rien …

Je te demanderais juste : pourquoi ?

Pourquoi ne me laisses tu pas

T’envahir de mes folles pensées ?

Pourquoi tu ne veux pas du labyrinthe

De mes mots, se chamaillant là

Sur le bout de ma langue ?

Pourquoi tu ne veux pas qu’ils vivent ?

Qu’ils se posent sur ton dos,

Qu’ils soulagent mon esprit ?

Leur invasion est trop lourde à porter

Je dois pouvoir les envoyer valser

Sur une douce feuille de papier…

Mais cette putain de feuille blanche

Me nargue de sa pureté, pas un mots

Même pas une musique, alors qu’il y a tant…

Mais tu ne dis rien.

Et cette minute de silence, après le discours :

Anecdote d’un coin de comptoir, d’un souvenir

D’un bon ami croisé sur un chemin trop court.

Quitter la route en silence, sans rien dire…

Et laisser tous ces gens, comme ça portant

Leurs cœurs lourds de larmes à bout de bras.

Pas tous, certains s’en fichent, heureusement

On culpabilise déjà de les voir comme ça, je crois.

Oui, je crois… Les souvenirs au creux d’un verre

S’échangent de partenaires, s’entassent, s’oublient

Se mélangent et font chanter parfois des airs

Des mains applaudissent, qu’elle continue la vie !

Et cette minute de silence, après l’émotion

Trop lourde ; c’est mourir une deuxième fois

Enfin je crois… Mais si je m’en vais compagnons

Ne laissez pas une minute de silence avec moi

Laissez-moi du bruit, laissez-moi vos histoires

Laissez-moi vous envahir et encore papillonner

Laissez-moi dans un livre, dans un verre, dans un bar

Laissez-moi un bout de route pour continuer !

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J’ai besoin de mettre des mots mais je me sens fatiguée.

J’ai envie de serrer tout le monde dans mes bras, comme ça

Des câlins pour remplacer les mots qui ne sortent pas

Ma bouche est en grève, mes je t’aime se sont envolés

Alors je dessine des cœurs, partout, comme les enfants

Des cœurs qui battent, des cœurs qui saignent, des cœurs

Pour te dire que je t’aime, avant qu’il ne soit plus l’heure

On oublie tellement de fois de se le dire simplement

Je me sens fatiguée mais pas sonnée, je ne changerai rien

Je continuerai à trainer les concerts, les bars, les restos,

Je continuerai à croire que ce monde vivant est beau

Parce que mon plus grand regret serait de mourir demain

Derrière les barreaux d’une vie de peur, d’une vie de terreur ;

C’est déjà être mort. Alors je continuerai à vivre vraiment

A vivre dans un monde libre et doux comme je l’entends,

Me cassant la tronche et me relevant même de vos erreurs

Car ce sont des erreurs, n’est ce pas ? Vous vous êtes trompés ?

Vous ne saviez pas, vous ne connaissiez pas la vie, la VIE

Sinon jamais vous oseriez y toucher ? Hein maman dit

Ils ne savaient pas les gens qu’il est interdit de la tuer ?

Je vais continuer comme vous, à leur montrer ce que c’est

Peut être qu’un jour ils finiront par apprendre, peut être ?

Je vais dormir un peu, dessiner des cœurs sur mes lettres

Rêver beaucoup et peut être me réveiller moins fatiguée.

Et je vais continuer, une fois les larmes séchées, à vivre

A espérer, à croire que ce n’était qu’un cauchemar de merde

A écrire, à danser, à applaudir, à m’allonger dans l’herbe,

A boire, à embrasser, à toucher, à tourner, et à rire !

A rire aux éclats, à savourer chaque son de vos voix

A vous dessiner des petits cœurs, parce que je vous aime

A vous bassiner avec mes histoires et mes poèmes

Et à vous serrer dans mes bras quand l’envie me prendra.

A chacun son après … Mais ensemble.

Cœur : (Sens trois dans un dictionnaire… Sens premier ici.) : Le siège des émotions, des sentiments…

 

 

Toc toc ! Qui est là ? Je sais bien que c’est toi

Que t’arrive-t-il ? Il est tôt et il fait si froid.

Un matin d’hiver où l’on se réfugie dans sa tête

A défaut de pouvoir le faire sous la couette

Toc toc ! Arrête de suite, je suis occupée

Ne vois-tu pas tout le travail à réaliser ?

Je n’ose même pas regarder par la fenêtre

De peur, du ciel gris et de te voir paraître.

Toc toc ! Comment lui dire de se calmer

De taper moins fort, voire de m’oublier

Ma vie est à ses côtés et il me surprend

Toujours avec le même entêtement …

Qu’est ce qui t’a déclenché ?

A quoi ai-je bien pu penser ?

Quel visage est entré, quel souvenir ?

Quel moment passé, quel soupir?

Toc toc ! Voilà que je me mets à flancher

Alors qu’il ne mérite que la porte au nez

La serrure va bientôt lâcher, il explosera

Sortant de sa cage, il sera là devant moi …

Je le regarderai droit dans les yeux, ma vie

Je le serrerai très fort, trop fort… Et ma vie.

Je le regarderai ralentir et me réveillerai

Chez moi, au chaud, mais s’il s’est arrêté ?…

Toc toc ? Pourquoi ne frappes-tu plus ?

Attend ! Encore un peu… Ce matin gris,

Tout compte fait je l’aime par la fenêtre…

Et je ne veux pas vraiment te voir disparaitre

Qu’est ce qui t’a arrêté ?

Qu’ai-je oublié de panser ?

Quel virage a tourné? Quel avenir ?

Quel mot ment ? Qu’elle déchire…

Toc toc, toc toc,… Elle respire.

Je crache mes mots comme au théâtre

Dialogue du « par cœur » à son bellâtre…

Mais les miens sonnent réellement, enfin !

Même si mille fois répétés texte en main.

Coulent mes phrases prises dans la tornade

Comme mes veines se vident dans la chamade…

 

C’est le cœur qui parle et non mon esprit veillant.

Couloir de mots, boulevard de sentiments.

Un peu perdu, n’ayant pas souvent la parole

Sorti de l’eau par mégarde pour jouer son propre rôle

Et il gueule à en crever, qu’il sait enfin aimer !!!

Mais ce cri n’est pas de longue portée…

 

C’est une oreille passant par là qui l’attrape

Et aimant ce bruit, le vole, le cajole et le drape

D’un voile protecteur pour qu’il ne puisse s’échapper.

Et le cœur se noie, méprise le faisant pleurer !…

Mais dans le fond de sa cage dorée, lui il sait

Il sait qu’il sait aimer, il sait qui, qui est aimé !

 

Je claque la porte, reprends la route, car je sais

Qu’il n’est pas loin, il m’attend, je vais le retrouver

J’abandonne le voleur avec toute ma tristesse

Qu’il ne soit pas seul devant sa nouvelle détresse.

Et je te cherche, toi seul, sans bruit je m’approche, 

Que cette fois mon cœur tombe bien dans ta poche.