Il n’est jamais trop tard pour faire de belle rencontre, pour voyager de surprise en surprise,

pour se laisser emporter par les mots d’un autre :

« Et se dire que parfois, c’est joli d’être triste

Quand le cœur déborde, il écrit des océans

A nous de nous y noyer de temps en temps

En se laissant croire que pour quelqu’un, on existe. »

C-line

 

Parker tout neuf glisse sur papier blanc

Comme la main nouvelle d’un autre amant.

Même si  j’ai déjà tout écrit. Un peu le jour

Beaucoup la nuit, quand les yeux lourds ;

J’réinvente une p’tite musique de vie

Un brun mielleuse, une pacotille

Un soupçon cruelle mais c’est moi qui dis

Où j’avoue que les fleurs bleues m’ennuient :

Toujours les mêmes mots, mêmes sourires

Même conviction de bâtir un empire

Moi je souffle sur leur château de cartes

Rien que pour voir leurs mines écarlates

Moins bien mielleuse ma mélodie

Ma bouche contre celle de ton mari

Et si c’est pas vrai, c’est moi qui dis

Parfois j’y pense, souvent la nuit

Moi je veux du Brassens et ses putains

Quand dans ma main, il n’y a plus rien

J’veux pas de poème, ni mots ni demain

Demain, même le soleil n’en sait trop rien…

J’veux juste ma p’tite musique de vie

Celle qui résume tout ce qui n’est pas dit

Ecrivant un peu de tout et son contraire

Au parfum du temps et de son air

J’en veux un peu le jour, beaucoup la nuit

De toute façon c’est moi qui dis …

Mais l’ange intime, mélange subtil

Mais l’ange souffle mes quelques rimes…