Inviter l’amour à sa table

Peu importe sa forme, sa force

Il est partout, c’est ainsi

Que j’ai décidé ma vie

Il est partout

Parce qu’il ne peut ne pas exister

Impossible

Il suffit de regarder la mer

De la soigner,

Goutte par goutte

On est si petit, si rien

Si innocent

Elle nous soigne

De bien des maux

Doucement

En berçant nos cœurs

Inviter l’amour à sa table

Parce qu’il est quelque part

Enfoui

Sous le sable

Caché dans un profond

Pas si loin peut être

Inviter l’amour à sa table

Parce que sinon qui d’autre ?

Et avoir les pieds dans le sable…

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Aspire à une vie simple et passe son temps à la compliquer

Et puis le vide, la chute est longue quand on tombe dedans

Autant de vide alors qu’on ne sait plus donner, même aimer

Est un verbe qui glisse entre les doigts au passé, au présent

On ne sait plus vraiment le conjuguer au futur et pourtant… 

Mais pas de prévision sur les prochains temps où il brillera

Pas non plus de satellite sur nos têtes annonçant pluie et vent

Demain est dans tellement longtemps quand on y va pas.

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Se réveiller trop tôt avec le chant des oiseaux

Et de jolies phrases plein la tête, on se dit

Qu’on va les retenir au lieu de les écrire

Sur un bout de papier toujours près de l’oreiller

On se dit que c’est joli, que ça fera un beau poème

Que ça change de tout ce qu’on entend…

On se dit qu’il est trop tôt pour se lever et

On oublie les jolis mots quand les pieds se posent

Sur le plancher, quand la tête se réveille

Pour une routine ; les oiseaux ne chantent  plus

Eux aussi ont du oublier leurs belles paroles

Et puis le temps presse, adieu les jolis mots

Je vais devoir en trouver d’autres, encore…

Pour les oublier quelques part sur l’oreiller.

Je me suis retrouvée là devant eux
Je ne connaissais pas grand monde
Je me suis sentie petite. Moi et eux
Je tremblais bien trop à la seconde

J’ai monté les marches, seule
Avec mes boules au ventre, oui mes :
La tristesse, le trac, eux, moi seule
Toi là, si petit aussi, j’ai pleuré

A te savoir seul, là à quelques pas
Un papier froissé à la main, j’ai tenté
De parler, de te parler encore une fois
Mais c’était différent, le silence hantait

On ne me connaissait pas ou peu
Alors je ne savais pas si je pouvais
Tu sais si je pouvais leur dire à eux
Les mots que je t’avais tartiné

J’ai fermé les yeux, très fort, trop
Pour qu’elles arrêtent de tomber
Les larmes sur mon encre de stylo
Et j’ai eu envie de rire et de chanter

Envie, parce que quoi d’autres ?
Tu aurais aimé ! Mais j’ai parlé,
Tout bas, rien qu’à toi, pas aux autres
Ma haine, mon amour : envolés

Tout a coulé le long de mes mots
Avalanche retenue depuis longtemps
Trop, toujours trop, on attend trop
Avant d’abattre sa pluie de sentiment.

Cette lettre je la garde précieusement,
J’essaierai de te l’envoyer avant
Avant, pas trop tard, j’essaierai
Si le réveil sonne à temps… Avant.

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Une ballade au cœur du tout, au cœur de l’homme, de la vie, des habitudes, de la nature, des envies. Ce film est à voir, à découvrir, à revoir, à manger, à rire ; à consommer sans modération ! Ce film est à regarder avec douceur, légèreté, envie, passion, délicatesse, … ce film est à entendre.

 

Le rêve ne prend pas toujours le chemin qu’on lui trace mais se réalise un jour.

Juste une fois ne suffit pas
Juste une fois et encore une autre
Une fois ce n’est pas
Assez. Assez de n’être qu’autre,
De n’être qu’une fois

Ça ne suffit pas. Moi aussi
J’y croyais ; une fois pour savoir
Pour savoir et c’est fini
Terminé, rangé dans un tiroir
Celui de l’oubli

Mais on n’oublie pas. Encore
Encore juste une fois, celle de trop
Ce n’est pas moi, mais le corps
Qui ne supporte pas sa vie au trot
Et galope vers l’encore

Juste une fois, par gourmandise
Et voyage la tête entre ici et là-bas
Une fois qui se concrétise
En encore une fois et coule en moi
Avant que je ne m’épuise

Encore une dose, donne moi
Celle qui précède l’avant dernière
C’est la dernière fois, crois moi
Que je chante cette putain de prière
Que je la chante pour ça

Mais juste une fois ne suffit pas
Juste une fois et encore une autre
Une fois ce n’est pas
Assez. Assez de n’être que l’autre
L’autre que t’oublieras.

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Rendez vous au trait d’union, 12 rue de Normandie à Mons-en-Barœul demain à 20h30.
(Ligne 2 – Station Fort de Mons) Entrée : 8 €

Avec les mots des autres :
« Rodrigue scène poético-rock en français sans lipstick mais qui flirte insolemment avec la pop,
parfois libertaire et insouciante, souvent sombre et engagée. »
Avec les miens :
« Un plongeon dans un univers si proche de chacun d’entre nous et si éloigné… Un voyage dans l’imaginaire d’un homme quasi ordinaire mais pas tout à fait seul avec lui même. Des mots qui coulent comme un vin rouge obscur à température dans une gorge surprise par ce millésime. Même quand on connait les paroles, les sons, les intonations, les vibrations,
on se laisse captiver : Les chairs hérissent, la liberté s’emballe, l’imaginaire offre,
et c’est bon, comme un vin millésimé…
Rodrigue, ça trans « pop », ça fait vibrer, ça fait parfois chialer mouais, mais surtout ça enivre. »

J’ai besoin de mettre des mots mais je me sens fatiguée.

J’ai envie de serrer tout le monde dans mes bras, comme ça

Des câlins pour remplacer les mots qui ne sortent pas

Ma bouche est en grève, mes je t’aime se sont envolés

Alors je dessine des cœurs, partout, comme les enfants

Des cœurs qui battent, des cœurs qui saignent, des cœurs

Pour te dire que je t’aime, avant qu’il ne soit plus l’heure

On oublie tellement de fois de se le dire simplement

Je me sens fatiguée mais pas sonnée, je ne changerai rien

Je continuerai à trainer les concerts, les bars, les restos,

Je continuerai à croire que ce monde vivant est beau

Parce que mon plus grand regret serait de mourir demain

Derrière les barreaux d’une vie de peur, d’une vie de terreur ;

C’est déjà être mort. Alors je continuerai à vivre vraiment

A vivre dans un monde libre et doux comme je l’entends,

Me cassant la tronche et me relevant même de vos erreurs

Car ce sont des erreurs, n’est ce pas ? Vous vous êtes trompés ?

Vous ne saviez pas, vous ne connaissiez pas la vie, la VIE

Sinon jamais vous oseriez y toucher ? Hein maman dit

Ils ne savaient pas les gens qu’il est interdit de la tuer ?

Je vais continuer comme vous, à leur montrer ce que c’est

Peut être qu’un jour ils finiront par apprendre, peut être ?

Je vais dormir un peu, dessiner des cœurs sur mes lettres

Rêver beaucoup et peut être me réveiller moins fatiguée.

Et je vais continuer, une fois les larmes séchées, à vivre

A espérer, à croire que ce n’était qu’un cauchemar de merde

A écrire, à danser, à applaudir, à m’allonger dans l’herbe,

A boire, à embrasser, à toucher, à tourner, et à rire !

A rire aux éclats, à savourer chaque son de vos voix

A vous dessiner des petits cœurs, parce que je vous aime

A vous bassiner avec mes histoires et mes poèmes

Et à vous serrer dans mes bras quand l’envie me prendra.

A chacun son après … Mais ensemble.

A l’homme sans visage
A qui j’en donna un
Son cœur en bagage
Trop lourd de chagrin

A celui que j’ai rêvé
Sous bien des costumes
Un jour, s’est matérialisé
Sous le trait d’une plume

A l’homme sans visage
Qu’une nuit j’ai idéalisé
Matière sur mirage
Qui ne s’effaça jamais.

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