Souvent ce sont les petites choses qui nous manquent le plus :

Une lettre, un ciel d’été,  

Un silence, un petit toit,

Un verre, une photo ratée,

Un instant de plus, une voix.

Un souvenir, un souvenir qui s’enfuit…

Qu’est-ce qu’il y a de plus petit qu’un souvenir ?

Une minuscule bulle dans un coin de nos têtes…

Un  souvenir qui s’enfuit…

Un feu de cheminée qui touche le fond du cœur

Besoin de se noyer dans quelques profondeurs

D’aller vers l’opposé, loin, d’oublier ses peurs

De se couper du temps, encore, quelques heures

Et cette danse unique dans les flammes

Son mouvement lent, sa main pâle

Sur cette épaule dénudée, attendant

Qu’il brûle enfin ses sentiments…

Un souvenir qui s’enfuit…

Et cette minute de silence, après le discours :

Anecdote d’un coin de comptoir, d’un souvenir

D’un bon ami croisé sur un chemin trop court.

Quitter la route en silence, sans rien dire…

Et laisser tous ces gens, comme ça portant

Leurs cœurs lourds de larmes à bout de bras.

Pas tous, certains s’en fichent, heureusement

On culpabilise déjà de les voir comme ça, je crois.

Oui, je crois… Les souvenirs au creux d’un verre

S’échangent de partenaires, s’entassent, s’oublient

Se mélangent et font chanter parfois des airs

Des mains applaudissent, qu’elle continue la vie !

Et cette minute de silence, après l’émotion

Trop lourde ; c’est mourir une deuxième fois

Enfin je crois… Mais si je m’en vais compagnons

Ne laissez pas une minute de silence avec moi

Laissez-moi du bruit, laissez-moi vos histoires

Laissez-moi vous envahir et encore papillonner

Laissez-moi dans un livre, dans un verre, dans un bar

Laissez-moi un bout de route pour continuer !

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Fais moi danser sur la lune,
Mais ne la décroche pas papa
Tu sais que c’est bidon tout ça

J’veux juste y poser les pieds
Afin de ne plus y avoir ma tête
C’est fatiguant les peut-être

Dis moi que tout est possible
Que c’est pas grave les conneries
C’est comme ça qu’on grandit

Fais moi danser sur la lune,
C’est tellement bon de tourner
Mélanger la tête, les pieds

Avoir le tournis de l’oubli,
Vide et libre en apesanteur
Écraser toutes nos peurs

Dis moi que tout est à vivre
Que les choix et le temps
Ne sont pas de bons amants

Fais moi danser sur la lune
Mais ne la décroche pas papa
Les promesses c’est pas pour moi

J’veux juste tourner, tourner
La tête à l’envers, à l’endroit
Et me souvenir juste de ça, papa.

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Câlin à un écorché

Plaie béante au cœur

Pas pour le soigner

Pagaille de douleur

Placard à regret

Tombé sous terre

De vide éparpillé

Sans Dieu ni père

Câlin à un écorché

Respire encore

Pas pour le sauver

Ni raison, ni tord

Souvenirs effacés

Tachés de vin

Tombés, alcoolisés

Sans un reviens

Câlin à un écorché

Saignant de vide

L’amour empoisonné

L’antidote en fuite.

Depuis le temps que je t’attendais

Quelques longs jours et je te retrouverai

Ma bien-aimée, aux mille sourires

A la douceur de ta langue, de tes rires…

Que le temps fut long, si loin de toi !

J’espère que je ne te décevrai pas

J’ai un peu changé tu sais, un peu mûri

Pourtant loin de ton soleil qui donne vie.

Tu vois mon amour, je t’avais promis

Quelques mots glissés, un tiroir à oubli

Certainement étouffés par le bruit des autres

Combien ?? Combien sont partis pour une autre ?

Les frontières n’éloignent ce qui traine dans le cœur !

Mais tu vois la liberté se résume à quelques heures…

Si longues à ton approche, si paisibles dans tes bras

Et tous ceux qui ne te connaitront jamais, toi…

J’épouse la chance de t’avoir un jour amarré,

A défaut de chez toi, pouvoir m’installer.

Car oui mon amour, je viens faire une trêve

Pour quelques jours, où écrire ses rêves

N’est pas impossible ; c’est ça être chez toi ;

Une armée n’ayant comme arme que la joie.

Je reviens mon amour, attends moi ma jolie

Préserve ton soleil, oublie tes jours de pluie

Reprenons le chemin jusqu’à ta douce vallée,

Ma main caressera tes courbes, le souffle coupé.

Mon cœur photographiera chacun de tes bruits

Tes murmures, tes cris raisonneront jours et nuits.

Mon amour, je t’offre mes heures de liberté

Ma richesse contre la tienne, doux pays rêvé.

J’arriverai à l’aube, sans artifice, pour ton réveil

Plonger dans tes bras, bain aux couleurs du soleil.

J’arrêterai le temps mon amour, les yeux ouverts

Sur ton visage brillant sous mille lumières…

J’arrêterai le temps, …

Avant de reprendre la route d’un bagne malsain

Qui n’offre pas toujours de très beau demain.

C’est une image sombre, mon amour, je sais

Mais il n’y a qu’avec toi que ma vie est rêvée…

Plus que quelques nuits ma bien-aimée…

Lettre à ma bien-aimée

Cœur : (Sens trois dans un dictionnaire… Sens premier ici.) : Le siège des émotions, des sentiments…

 

 

Toc toc ! Qui est là ? Je sais bien que c’est toi

Que t’arrive-t-il ? Il est tôt et il fait si froid.

Un matin d’hiver où l’on se réfugie dans sa tête

A défaut de pouvoir le faire sous la couette

Toc toc ! Arrête de suite, je suis occupée

Ne vois-tu pas tout le travail à réaliser ?

Je n’ose même pas regarder par la fenêtre

De peur, du ciel gris et de te voir paraître.

Toc toc ! Comment lui dire de se calmer

De taper moins fort, voire de m’oublier

Ma vie est à ses côtés et il me surprend

Toujours avec le même entêtement …

Qu’est ce qui t’a déclenché ?

A quoi ai-je bien pu penser ?

Quel visage est entré, quel souvenir ?

Quel moment passé, quel soupir?

Toc toc ! Voilà que je me mets à flancher

Alors qu’il ne mérite que la porte au nez

La serrure va bientôt lâcher, il explosera

Sortant de sa cage, il sera là devant moi …

Je le regarderai droit dans les yeux, ma vie

Je le serrerai très fort, trop fort… Et ma vie.

Je le regarderai ralentir et me réveillerai

Chez moi, au chaud, mais s’il s’est arrêté ?…

Toc toc ? Pourquoi ne frappes-tu plus ?

Attend ! Encore un peu… Ce matin gris,

Tout compte fait je l’aime par la fenêtre…

Et je ne veux pas vraiment te voir disparaitre

Qu’est ce qui t’a arrêté ?

Qu’ai-je oublié de panser ?

Quel virage a tourné? Quel avenir ?

Quel mot ment ? Qu’elle déchire…

Toc toc, toc toc,… Elle respire.